ACRAM: Aly Touré et son comité proposent des pistes de renforcement de la production et la consommation du café robusta

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Par la Rédaction le 28 Avril 2021

(IMPARTIAL ACTU)-Réuni dans le cadre de la réunion régionale sur les cafés robusta africains, et de l’Assemblée générale de l’Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM), à Lomé, le comité Jeunesse promotion et marketing présidé par l’Ambassadeur ivoirien Aly Touré a tenu ses travaux, ce 27 avril 2021.

Construire de manière durable le secteur du café dans l’espace ACRAM, promouvoir la consommation intérieure du café en Afrique, digitaliser le secteur, réfléchir sur les opportunités d’affaires au Maroc et en Afrique du Nord pour la commercialisation du café robusta produit par les membres de l’ACRAM, analyser l’organisation du forum économique des Robustas Africain et Malgache sont entre autres les sujets au menu de la rencontre.

*Promouvoir la production et la consommation du café Robusta africain*

En crise depuis les années 1980, le marché mondial du café, après une longue période de prix relativement élevé dans le cadre de l’Accord international du café, subit encore aujourd’hui de nouvelles perturbations dues à la crise sanitaire liée à la Covid-19.
Selon les experts du secteur, la production a chuté .
Toute l’industrie du café a été perturbée par l’incertitude et la baisse de la consommation.

En ce qui concerne les pays membres de l’ACRAM, de 74% de production en 1988, l’agence est passée à 48% aujourd’hui.
Une situation qui motive les acteurs du café à mûrir davantage les réflexions et à renforcer leurs actions dans la production et la consommation du café robusta en Afrique et dans le reste du monde.

« Au cours de cette session, il s’agissait d’explorer les voies et les moyens et de dégager des pistes pour la durabilité des cafés robusta en Afrique. Depuis un certain moment, le café Robusta est confronté à la pandémie de la Covid-19 et à la volatilité des prix sur le marché international. Donc, nous avons estimé qu’il fallait dégager des pistes de solutions. Nous en avons identifié quelques-uns », a confié le président du comité, Aly Touré.

Des solutions que propose l’ensemble du comité au cours de sa rencontre dans la logique d’améliorer les revenus des paysans et de permettre aux paysans africains planteurs et producteurs de Robusta de vivre décemment et d’avoir un minimum vital après avoir fait leurs récoltes. Rendre le secteur résilient face aux influences extérieures et aux prix reste donc un défi important.

Le président du comité rassure que les perspectives sont bonnes avec le soutien de l’Union européenne et de plusieurs organisations de femmes et de jeunes qui accompagnent son organisation.

Selon les observations, la volonté de défendre le café robusta est partagée par les consommateurs mais tout va dépendre de la politique nationale qui doit soutenir les producteurs.

Sur la liste des propositions du comité Jeunesse promotion et marketing de l’ACRAM, on note le Forum Économique des Robustas Africain et Malgache.
Le Secrétaire Exécutif du comité, Ismaël Ndjewe a fait savoir qu’il s’agit de créer une grande tribune pour les producteurs africains dans l’optique de rendre plus résilient le robusta africain, réduire les inégalités et développer le commerce inter-africain.
La Côte d’Ivoire s’est proposée pour accueillir la première édition. Ce qui réjouit Aly Touré qui rassure de toutes les disponibilités de son pays à assumer cette responsabilité : « La Côte d’Ivoire vous savez c’est une destination très prisée, nous sommes 3ème producteurs africains des cafés et on est les premiers producteurs de Robusta et nous avons le centre national de recherche agronomique qui regorge d’experts agronomes et qui sont très pointus dans la recherche donc nous pensons que le choix de la Côte d’Ivoire est un honneur qu’on nous a fait. »

*De la digitalisation à la conquête du marché marocain, d’Afrique du Nord*

Elle permettra, selon Éric Ouedraogo, le directeur Général de Trustineo International d’universaliser les opportunités, de supprimer les intermédiaires et d’apporter des investissements aux producteurs.

Pour l’ambassadeur Aly Touré, la Covid-19 a fait prendre de nouveau réflexes que ça soit au niveau des instances mondiales de café et de cacao. « La digitalisation devient un élément essentiel de la durabilité des filières. En Côte d’Ivoire, il y a beaucoup de séminaire qui sont fait sur cette problématique, nous pensons que dans ce domaine on a de l’expérience à partager », souligne-t-il.

L’Afrique du Nord est un vaste marché de consommation de café robusta à valeur de 200 millions d’habitants.
À titre illustratif la consommation du café robusta au Maroc est à 80%. La consommation est en hausse continue relève Mohamed H’midouche, directeur général de Inter Africa Group. Il informe que depuis quelques années, le Maroc a engager la réalisation des études de fertilité des terres de certains pays producteurs en vue d’ envisager leur financement.
Pour le comité, c’est une opportunité à exploiter de manière approfondie en vue de répondre aux qualités et normes requises.

Le café robusta africain et malgache va sans doute connaître un nouveau jour, mais il reste à l’Assemblée Générale d’examiner et valider toutes ces propositions, le vendredi 30 avril 2021.

Eli Goka

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