ANCE-Togo dresse le bilan des CAJAC après 2 ans de mise en œuvre

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Par René DOKOU le 27 Août 2021

(IMPARTIAL ACTU)- L’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’environnement ANCE-Togo a présenté mercredi 25 août 2021 au cours d’une conférence de presse à Lomé, les résultats de la mise œuvre des Centres d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne (CAJAC) au Togo.

Il était question pour Fabrice Ebeh Directeur Exécutif de l’ANCE-Togo et ses collaborateurs de partager avec les professionnels des médias, les résultats des CAJAC dans la lutte contre la corruption dans le pays.

Mis en place par Transparency International dans plus de cent (100) pays, pour impliquer les citoyens dans la lutte contre la corruption, les CAJAC sont coordonnés par l’ANCE-Togo. Pour le Directeur Exécutif Fabrice Ebeh, le bilan après deux est satisfaisant.

« Les résultats sont globalement satisfaisants, car nous avons plus de 200 cas de dénonciation de petites corruptions et nous avions travaillé avec l’ensemble des acteurs pour résoudre beaucoup de problèmes. Bien-sûr, qu’il n y a pas eu de litiges mais nous avions à travers des courriers en joignant les preuves, pu obtenir satisfaction à tous ceux qui nous ont contacté », a-t-il confié.

Ainsi lors de ce parcours, les structures pointées du doigt par les victimes sont entre autres : les brigades de gendarmerie, les commissariats de police, les tribunaux, les établissements scolaires, les marchés et d’autres structures étatiques, ainsi que les services d’électricité et d’eau.

« Il y avait plusieurs modes de dénonciation, soit par le site web ou par le numéro vert qui est le 82 87 ou il y a certains qui pouvaient se déplacer directement ndans nos centres à Lomé, à Sokodé ou encore ay Kara pour dénoncer », a-t-il ajouté.

Après deux ans de mise en œuvre de ce projet pilote, plus de 200 cas de dénonciations ont été enregistrés. Au rand desquels 26% des victimes de corruption sont sans emploi, 15% sont des retraités, 12% sont agriculteurs, 12% sont de petits commerçants, 9% de cadres supérieurs et 8% sont des fonctionnaires.

« Pour la suite nous allons tout faire pour créer des centres régionaux à Atakpamé et à Dapaong pour que nous ayons des bureaux régionaux dans les 5 régions du pays et continuer à renforcer la sensibilisation avec le déplacement dans les villages, dans les cantons et les coins reculés pour que tout le monde soit informé de ses droits parce que quand les gens sont informés de leurs droits, ils résistent à la corruption », a laissé entendre Fabrice Ebeh.

Pour rappel, les centres d’Assistance Juridique et d’action citoyenne (CAJAC) coordonnées par l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement sont ouverts au public dans les régions Maritimes, Centrale et de la Kara depuis 2019. L’objectif étant d’aider les autorités à lutter contre la corruption qui constitue un mal et un frein à la démocratie et au développement du Togo comme tout autre pays.

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