Blocus contre le circuit illégal des produits pharmaceutiques : l’ONPT sur le droit chemin

0
108

Par René DOKOU, le 11 Novembre 2022

(IMPARTIAL ACTU)- Le secteur pharmaceutique du Togo a célébré jeudi 10 novembre á Lomé les 13èmes journées de l’Ordre National des Pharmaciens. La cérémonie solennelle d’ouverture des travaux de ces journées a été présidée par Dr Mamessilé Aklah Agba-Assih, Ministre déléguée auprès du Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins, chargée de l’accès universel aux soins en présence du Dr Atufa Xavier Yao Nyasenu, président de l’ONPT.

Une conférence inaugurale axée sur le thème : « Circuit légal et illégal des produits pharmaceutiques : Réglementation et précautions » a démarré les activités inscrites dans le cadre de la célébration de ces journées.

De fait, Le système légal d’approvisionnement de médicaments est pratiquement le même dans la plupart des pays ouest-africains, il permet la protection de la santé du patient. Vu la faiblesse de la production locale, la majorité des stocks de médicaments des centrales d’achat publics et des grossistes-répartiteurs privés est importée. Le choix de sources d’approvisionnement fiables est alors crucial pour assurer la qualité des produits importés.

Seulement, cette forte dépendance de l’Afrique subsaharienne et la porosité des frontières ont conduit à une augmentation du trafic illicite. Ce trafic lucratif, en plus de gangréner les santés des populations, constitue une sérieuse menace pour la sécurité publique des pays africains car alimentant et finançant les organisations terroristes.

La réduction de la circulation des MFQI passe par un respect scrupuleux du système d’approvisionnement des médicaments et des réglementations. C’est pourquoi cette conférence est organisée afin de mieux informer les participants sur l’actualité en matière de lutte contre le marché illicite pour qu’ils appréhendent mieux et s’approprient dans leur quotidien les différentes stratégies de lutte.

Cette réunion inaugurale a donc permis á l’ONPT d‘expliciter aux participants, la réglementation actuelle encadrant le circuit légal. Les informations sur les mesures et législations réprimant le trafic des MFQI ont été communiquées et les failles des systèmes réglementaires d’approvisionnement ont été identifiées. Au finish les pharmaciens ont été sensibilisés sur les mesures et précautions à prendre pour assurer un système d’approvisionnement solide et de qualité.

Pour Dr Mamessilé Aklah Agba-Assih, Ministre délégué auprès du Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins, le rôle essentiel du secteur pharmaceutique se traduit dans l’un des objectifs visés par l’axe 1 du projet P3 « mise en place de la CSU », qui est d’établir un plan de gestion de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et produits essentiels pour assurer leur disponibilité au dernier kilomètre, avec pour cible le renforcement de 500 formations sanitaires d’ici 2025.

Dans un contexte où la demande en service de santé s’accroît continuellement avec un pouvoir financier limité des populations, conseille-t-elle, il est judicieux de mettre en œuvre des méthodes collaboratives pour fournir des services de santé abordables et de qualité aux populations. Si le mécanisme d’assurance maladie universelle contribue à résoudre ce problème, il n’en demeure pas moins que les médicaments prescrits devraient pouvoir être disponibles pour les bénéficiaires.

«Par ailleurs, une des priorités du gouvernement est la lutte contre le trafic de médicaments de qualité inférieure et falsifiés. Le 18 janvier 2020, l’Initiative de Lomé, (sommet sur les faux médicaments organisé avec l’appui de la Fondation Brazzaville) a été officiellement lancée dans le but de mieux réprimer la criminalité pharmaceutique. Cette lutte qui se veut multidisciplinaire et multisectorielle vient renforcer d’autres initiatives des pharmaciens et de la société civile qu’il me plaît d’encourager et de féliciter. Je me réjouis de savoir que la première conférence-débat s’articule autour de la lutte contre le marché illicite »

Et d’ajouter « Je suis convaincue que les recommandations qui en seront issues contribueront à endiguer ce fléau qui représente à la fois un enjeu de santé publique et un enjeu sécuritaire surtout dans notre sous-région au sud du Sahara ».

La circulation des médicaments falsifiés et de qualité inférieure faut-il le rappeler est un enjeu de santé publique majeur qui touche les pays africains en particulier le Togo.

René DOKOU

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here