CCIT : une administration provisoire s’impose, Adédzé à vous de jouer!

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Par la Rédaction le 3 Décembre 2020

(IMPARTIAL ACTU)- Le bureau exécutif de la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Togo (CCIT), élu en décembre 2016 est enfin arrivé au terme de son mandat. Les élections consulaires, en vue du renouvellement des instances de la Chambre, devraient se tenir en novembre dernier si tout allait bien.

Malheureusement, rien n’a été du tout à la CCIT.
Doit-on donc laisser cet établissement public aussi cher à l’économie nationale togolaise gambader?

Si la réponse est non, il urge que Germain Méba, l’actuel responsable des lieux plie bagages, surtout que son mandat arrive à échéance après le 19 décembre prochain.

Avec sa gestion calamiteuse, sans compte rendu ni traçabilité des dépenses engagées au nom de la Chambre, entachée de graves irrégularités et malversations, que seul un audit externe et indépendant peut infirmer ou confirmer, l’actuel Président de la CCIT ne devrait plus avoir de pouvoir sur la direction de cette chambre fortement attendue dans la réalisation du Plan National de Développement, à laquelle le Chef de l’Etat attache la plus haute importance.

En attendant cet audit, un décret du ministre de tutelle (ministère du commerce, du secteur privé et de la consommation locale), devrait être pris selon les textes, en vue de mettre la représentation consulaire sous administration provisoire.

Le ministère de tutelle doit s’auto-saisir pour mettre en place un bureau restreint avec un cahier de charges précis comportant entre autres la revue de certains textes de la chambre qui entravent son bon fonctionnement mais surtout des consultations inclusives en vue de la tenue des élections consulaires transparentes et équitables dans les meilleurs délais.

Cela implique que l’actuel Président de la CCIT ne devrait plus avoir de signature sur les comptes de l’institution, terrain sur lequel il est vivement indexé. Mettre fin à cette gestion fifreline de Méba, permettra à la Chambre de briser la glace entre l’exécutif de la CCIT et les opérateurs économiques, la majeure partie étant très remontée.

Le Chef de l’État Faure Gnassingbé s’est énormément investi dans la mise en place des réformes pour asséner coup de succès au climat des affaires. Pour l’accompagner dans cette vision, il est impératif qu’on brise le lien avec cette lancinante question de bonne ou mauvaise gestion de Méba à la tête de la CCIT.

Germain Méba qui ferait des pieds et des mains pour être maintenu, craindrait la rédition des comptes. Un groupe d’élus consulaires remontés contre la gestion de ce dernier, a récemment dénoncé le système qu’il a mis en place afin de piller les bien de la chambre et de s’enrichir. Dans ces malversations, il est appuyé par Rémy Moevi, son premier Vice-président, un grand spécialiste de la dilapidation des ressources de la CCIT.

Cette gestion a été caractérisée par la création de plusieurs sociétés écran par Meba, à la tête desquelles il a mis des proches, et à qui l a octroyé la majorité des marchés juteux de la CCIT. Au nombre de ces sociétés, on peut citer la SOTER, Société des Technologies des Énergies Renouvelables, le Groupe Partenaire (GP) et Togo Service et Technologie (TST). Pour la direction de ces trois sociétés il a placé un Sénégalais du nom de N’diaye El Hadji Massow.

Il y a également la STGT, Société Togolaise de Géolocalisation et de Technologie qui pour sa part reçoit chaque année une subvention de 200 millions de FCFA de la CCIT dont la grande partie se retrouverait dans la poche du Président de la CCIT. Au sommet de cette société il a placé un certain Bebessiki Simplice.

Nous avons aussi TOGO Panneau, une société qui fabrique et livre les kiosques pour des centaines de millions à la CCIT sans appel d’offres. Ces kiosques ne sont que des pacotilles avec des avances et règlements effectués à une vitesse accélérée. Cette société est dirigée ATCHOZOU Akata Aklesso, son beau frère, un élu Consulaire.

Une de ses sociétés écran, s’appelle GEO SOLUTION SARL. A ce niveau il a confié, Mlle Amedin Essi Schalom, qui n’est pas en marge. Il s’agit tout simplement de la fille d’un de ces multiples pasteurs qui dormiraient chez le Président Meba toutes les nuits, depuis la suspension du processus électoral.

A Kara pour la construction de la gare routière, le Président de la CCIT a opéré avec plusieurs sociétés qui lui ont versé pleines de commissions et se sont plaintes après, en l’occurrence, Roc Cabi BTP, Pharon BTP Emusec et Cimex qui contrôle les travaux et dont le Directeur est élu consulaire.

Au regard de tout ce qui précède, une réaction immédiate du ministre Adédzé Kodjo est attendue, en vue d’espérer une nouvelle une CCIT redorée.

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