Charles Kondi AGBA: « La CEDEAO vient de donner une leçon de démocratie avec ‘Grand D’, à la classe politique togolaise ».

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Publié par Woditè DOKOU le 1er Août 2018

(IMPARTIAL ACTU) Le départ de Faure Gnassingbé, est la pierre angulaire ou l’épicentre de la crise sociopolitique que, traverse le Togo bientôt un an. Ceci n’est un secret de polichinelle pour aucun togolais, peu importe sa situation géographique. Doit-il se représenter à l’élection présidentielle de 2020 ou non? telles sont les interrogations qui plongent l’ensemble des togolais dans une nébuleuse totale depuis le 19 Août 2017, avec pour conséquences 22 morts et de nombreux blessés d’après un rapport récemment publié par la ligue togolaise des droits de l’homme( LTDH). Mais la CEDEAO a trouvé sans intérêt cette question lors du sommet des chefs d’États et de gouvernement.

À la question de savoir si le président Faure Gnassingbé peut se représenter à la présidentielle de 2020, la feuille de route des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, pour une sortie définitive de crise au Togo, est restée muette sur la question. Mais au parti UNIR, l’on se réjouit déjà pour ces recommandations. Recommandations à travers lesquelles, le délégué national du mouvement des sages pour UNIR( MSU), Charles kondi GAGBA, l’institution communautaire vient de donner une leçon de  » démocratie avec grand D » à la classe politique togolaise.

La candidature ou non de Faure Gnassingbé n’est pas du ressort des chefs des chefs d’États et de gouvernement de la CEDEAO. De même la modification de la constitution à savoir la limitation du nombre de mandat présidentiel, renchérit t-il, ne peut empêcher Faure de postuler pour un quatrième mandat.

« Lorsqu’on modifie une consultation,cette nouvelle gere l’avenir,elle ne gère pas ce qui s’est passé.Dans aucun pays,une loi n’est rétroactive » a-t-il laissé entendre.

Il faut remettre le compteur à zéro pour le champion de UNIR qui peut faire se représenter en 2020 et faire encore deux nouveaux mandats, si jamais les réformes venaient à être opérées. Les togolais dans l’ensemble devront supporter Faure Gnassingbé jusqu’en 2030, souligne le Président des sages UNIR.

Selon les recommandations de la CEDEAO, la révision constitutionnelle se fera par les élus du peuple aux 4/5 à l’Assemblée nationale ou par voie référendaire si cette majorité n’est pas atteinte au parlement. Pour lui, tout est clair car toutes les propositions contenues dans la feuille de route ont déjà fait l’objet d’adoption à l’Assemblée nationale par les 2/3 des députés.

« Les résolutions de ce genre ont déjà fait objet de vote par les 62 députés de UNIR. Pour dire simple nous étions déjà prêts et nous le sommes toujours » précise t-il.

« Nous avons eu le souffle en attente , comme tous les togolais . Voilà des togolais qui n’arrivent pas à s’entendre. J’apprecie positivement les recommandations faites. Les chefs d’États ont dit la norme et s’il y’a une crise ailleurs, ces décisions doivent pouvoir s’appliquer » relève le sage du parti au pouvoir.

Pour dire, les togolais sont loin de posser un ouf de soulagement relatif à une sortie de crise au regard de cette réaction. Faure Gnassingbé sera toujours la cible des togolais au fur et à mesure que la crise persistera dans notre pays. Donc la CEDEAO n’a fait que commencer sa mission de médiation.

Ben TCHA.

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