Dagan foundation de Adolphe Dagan pour la renaissance de la langue Adja

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Publié par Woditè DOKOU le 16 juillet 2018.

(Impartial Actu) À un moment de l’histoire des Anas du Bénin et du Togo, leur village souffrait de plusieurs maladies. Il y avait des morts infantiles, la sécheresse et la famine. Cela coïncida avec l’arrivée d’un homme nommé Togbui-Anyi. Ce dernier  proposa de guérir la population, à condition qu’on l’accepte comme roi. Par ses pouvoirs magiques, l’étranger guérit le village de tous ses maux et devint le roi », explique le descendant. Ainsi, poursuit-il, il changea le nom du village, en Tado, ce qui signifie: enjamber. « Selon ce roi, tous les malheurs vont enjamber le royaume. Chaque année, les Adja de Tado fêtent cette délivrance dans le courant du moisK d’Août. Au cours de cette fête, les Adja-Ewé du Togo, du Bénin et du Ghana reviennent au bercail pour prier les mânes de leurs ancêtresO afin d’avoir des pluies et une bonne santé», ajoute l’occupant  du trône.

Une histoire qu’il n’a pas vécu, mais en qui il croit avec toute sa force. Mais de qui parle t-on au juste ?
La rédaction de votre journal en ligne Impartialactu.com, vous parle d’un homme plus que jamais engagé à promouvoir et à parler à ceux qui veulent comprendre sa langue Adja, une langue aux origines double. Cet homme s’appelle Adolphe Dagan promoteur de « Dagan foundation ». L’amour de ce monsieur pour ses origines l’oblige à ne pas céder aux exigences de son pays d’accueil (les États-Unis d’Amérique), où seule l’anglais est la langue officielle.

Adolphe Dagan a très vite compris que vivre loin de ses origines, ses cultures, ses coutumes, ses civilisations, ou encore sa langue, ne transforme aucun homme ordinaire d’une race quelconque en une autre race. Comme on le dit souvent « Le séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc d’arbre en crocodile ».

« Aujourd’hui si on parle du royaume de Tado, beaucoup ne connaissent plus ce royaume. Mais moi personnellement avant d’aller aux États-Unis, j’aimais beaucoup ma langue. Mais arrivé là-bas, tout ce que nous faisons, c’est en anglais. C’est de là j’ai compris que c’est pas forcément la langue imposée par le blanc qui est la meilleure. Finalement il faut que chacun valorise sa langue », a touché du doigt Adolphe Dagan.

Un peu plus loin, Adolphe Dagan, touché du doigt, un point très sensible, auquel même les blancs en sont conscients. Il s’agit de l’ethymologie d’un peuple. Outre les analyses de Adolphe, tous les peuples africains sont des élèves d’une réalité, celle relative à des histoires comme Magellan a fait le tour du monde, Christophe Colomb a découvert l’Amérique et autres. Alors qu’en réalité on pourrait aider le jeune africain à mieux connaître les histoires de son peuple, dont l’étude est reportée à une date sine-die par le blanc.

« Je n’ai pas choisi d’être Adja. Et si je suis né Adja, je comprends d’où je viens? qui sont mes ancêtres? quelle langue parle t-on là-bas ? Voilà autant de questions qui nous conduira à maîtriser notre histoire », a précisé Adolphe Dagan.

Il relativise en précisant que loin d’être de ceux qui prône l’ethnocentrisme, il veut que sà langue bAdja soit également connue de tous, et partout dans le monde entier.

« Souvent les gens nous demandent aux États-Unis, quel est votre dialecte. Mais je leur dit que je suis désolé, qu’il n’y a pas de dialecte chez moi. Adja est une langue égale à la langue anglaise et française. C’est pourquoi je parle même Adja dans ma propre classe aux blancs et noirs américains. Et tout ceci, c’est leur montré que je suis fier de ma langue », a-t-il glosé.

La principale mission de la fondation dénommée « Dagan foundation », est d’encourager les gens à commencer par écrire des livres et romans en langue Adja, de chanter des morceaux gospel ou encore d’autres catégories de musique.
« Aujourd’hui je rends hommage à mon frère, à notre frère Dawêngo qui chantait en Adja », a laissé entendre Adolphe Dagan promoteur de Dagan foundation.

René DOKOU.

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