Décès de Madjoulba : les auteurs et leurs complices bientôt identifiés ?

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Par la Rédaction le 16 Novembre 2020.

(IMPARTIAL ACTU)- L’enquête relative au décès du Col Toussaint Madjoulba Bitala, se poursuit. Si l’arme utilisée pour l’assassinat du désormais ex-chef corps du 1er Bataillon d’Intervention Rapide (1er BIR), les tractations pour identifier les auteurs du crime et leurs complices, sont selon une note du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé (TPI), en bonne voie.

Lire l’intégralité de la note du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé.

Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 10/06/20 au cabinet du Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Lomé des chefs d’assassinat et de complicité d’assassinat à la suite du meurtre le 03 mai 2020 du Colonel Bitala Madjoulba, chef corps du Premier Bataillon d’Intervention Rapide des Forces Armées togolaises, il a été procédé le 09/11/20 à une reconstitution des faits pour la manifestation de la vérité.
Cette reconstitution sans précédent qui a débuté dans l’enceinte du BIR en fin de journée et s’est poursuivie tard dans la nuit, s’inscrit dans le prolongement d’une enquête confiée par le magistrat instructeur à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale.
Eu égard à la gravité des faits, des moyens humains et matériels importants ont été mobilisés et la coopération internationale a été sollicitée pour des opérations d’expertise nécessitant des technologies avancées et des compétences spécifiques.
C’est ainsi que grâce à des examen balistiques pratiqués au Ghana, l’arme utilisée pour l’assassinat du Colonel Bitala MADJOULBA a pu être identifiée et par ailleurs une contre autopsie pratiquée par les médecins légistes français de renom, complétée par une analyse histologique de prélèvements anatomiques a permis de déterminer avec plus de précision les circonstances de la mort de la victime et les caractéristiques de la trajectoire du tir mortel.
Ces expertises techniques complétées par un important travail effectué par la Gendarmerie Nationale avec le concours de plusieurs organes de l’Etat, dans la nécessaire discrétion qu’exige une telle enquête ont contribué à faire progresser les investigations.

Il en résulte que les faits incriminés s’inscrivent dans un concert criminel complexe dont il conviendra d’identifier la chaîne des complicités et le mobile.
La reconstitution qui vient de se dérouler s’inscrit dans cette démarche.
Elle a permis, sur la base des renseignements recueillis au cours des minutieuses investigations entreprises, de reconstituer très précisément la chronologie des évènements et la situation de la soirée du 03 mai et de la nuit du 03 au 04 mai 2020.
Ont participé à cette reconstitution, outre le Doyen des juges d’instruction qui l’a consulté le Procureur de la République, l’ensemble des services ayant participé à l’enquête et en particulier les officiers de police judiciaire de la Gendarmerie Nationale qui ont procédé aux constations et auditions, quatre (04) experts étrangers, dont deux médecins légistes et un expert en balistique et toutes les personnes, au nombre de 52, militaires ou civiles présentes dans l’enceinte du BIR dans la journée du 03 mai et la nuit du 03 au 04 mai 2020.
Le respect scrupuleux du principe du secret de l’instruction et les impératifs de l’enquête ne permettent pas de divulguer les détails de cette opération qui a duré plus de 09 heures.
L’information judiciaire qui se poursuit devra conduire, à la suite de cette mesure d’instruction et des actes d’enquête subséquents, à identifier le ou les auteurs et complices de ce crime et l’ensemble des auteurs de la chaine causale qui a conduit à sa réalisation.

Lomé le ………………….2020

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