Érosion côtière : Les victimes menacent de sortir de leurs gonds, si la BM reste muette.

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Par Impartial Actu le 03 Juillet 2020.

(IMPARTIAL ACTU)- Le collectif des personnes victimes de l’érosion côtière du Togo (les habitants vivant à l’Est du Port Autonome de Lomé), exprime à nouveau son mécontentement vis-à-vis de la société Lomé Container Terminal (LCT). Jeudi devant la presse, les représentants du collectif ont encore une fois dénoncé le manque de volonté de la Banque Mondiale à les rétablir dans leurs droits.

Face à la réticence de la Banque Mondiale d’accélérer le processus de leur dédommagement, les victimes sont revenues sur les dommages collatéraux que les travaux de construction de Lomé Container Terminal (LCT), leur causent depuis 2014. C’est pourquoi ils sont à nouveau montés aux créneaux pour revendiquer haut et fort la réparation des dommages subis.

Selon ce groupe d’habitants vivant à l’est du port autonome de Lomé, la construction de la LCT sur investissement de la Société Financière Internationale (SFI) de la Banque Mondiale a des répercussions négatives des villages côtiers. Ainsi treize (13) villages à savoir : Gbodjomé, Agbavi, Afidegnigba, Baguida, Avepozo, Dévikinmé, Alimagnan, Katanga, Agbodrafo, Kpogan, Bobolo-Agodéké, Kpémé et Edoh Kpopé, sont donc concernés par cette affaire.

En effet le collectif précise que depuis le début des activités de la LCT, jusqu’alors, les habitants sont confrontés à la perte des terres et la destruction de leurs maisons. Ils évoquent également la perte des fermes, et la perte des sites religieux.

Ce qui les inquiète le plus est le silence radio dont fait preuve la Banque Mondiale a qui, ils ont transmis toutes ces plaintes et qui a même diligenté des enquêtes sur le terrain. Les résultats des enquêtes révèlent qu’une évaluation du risque d’érosion côtière posé par le projet était nécessaire, et que les conditions de la Norme de Performance 1 (NP1) au sujet de l’évaluation des impacts cumulatifs s’appliquaient et auraient dû être traitées.

Le silence de la Banque Mondiale et son manque de volonté à réagir sur le dossier, ont déjà causé d’énormes dommages à plus de 2000 personnes vivant dans les 13 villages enfoncés par la mer à cause du projet.

« Cela fait déjà longtemps que le problème dure. Et aujourd’hui malheureusement les choses se corsent, chaque jour avec son cortège de désastre. Nous enregistrons presque chaque semaine des pertes en vue humaine et des dizaines de maisons sont emportées par l’océan », a laissé entendre Edo Tonoudo, porte-parole de ce collectif.

Le collectif prévient donc la Banque Mondiale et l’État togolais que si rien n’est fait pour que les paisibles citoyens victimes des dégâts causés par la LCT, rentrent dans leurs droits les prochains jours seront très mouventés. Ils promettent des vagues de manifestations sur le chantier de la LCT.

« Nous en avons assez et nous disons que nul n’est méchant volontairement. Des monstres peuvent naître de ce problème », a prévenu Akoété Mensah, membre du collectif.

Il faut rappeler que la société Lomé Container Terminal (LCT) opère depuis 2014.

RENÉ DOKOU.

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