HCRRUN: L’acte 1 du programme d’indemnisation des victimes, marqué par un taux de satisfaction de 95,87%.

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Publié le 27 septembre 2018.

(IMPARTIAL ACTU)- Entamées il y a dix mois déjà, les activités du premier volet d’indemnisation du Programme de réparation légué par la commission vérité, justice, réconciliation (CVJR), sont déjà à l’heure du bilan. La présidente du HCRRUN AWA NANA DABOYA et son équipe, ont présenté le mercredi 26 septembre 2018 à Lomé, le bilan de la première étape des opérations d’indemnisation orientées vers les victimes de 2005.

La première phase du processus d’indemnisation, qui vient de s’achever, a de façon fondamentale tenu compte de la répartition des préjudices causés aux victimes de 2005. Ce volet de réparation mis en œuvre par le HCRRUN, s’est vu imprimer une approche en deux aspects. Il s’agit d’une part de la prise en charge médicale et psychologique des victimes, et d’autre part de l’indemnisation proprement dite.

Les opérations d’indemnisation des victimes vulnérables se sont déroulées de décembre 2017 à février 2018, et la prise en charge des victimes non vulnérables de 2005, a commencé à partir de mars 2018. Elles ont été effectives, grâce à un regroupement en trois pôles d’indemnisation, mises en place par le HCRRUN. Chaque pôle d’indemnisation comporte des centres d’opérations d’indemnisation.
Ce premier volet d’indemnisation des victimes, a bénéficié d’un budget de deux milliards FCFA au titre de l’année 2017. L’objectif assigné au HCRRUN par le Chef de l’État est d’atteindre avec les 2 milliards FCFA, 2475 victimes. Mais au terme de cette première étape d’indemnisation, les résultats démontrent que 2510 victimes ont été prises en compte au lieu des 2475 victimes exprimées par la CVJR. Ce résultat fait croître le taux de réalisation à 100,41%.
« On à coincé les dépenses de fonctionnement pour couvrir le surplus de victimes, qu’on a rencontré sur le terrain », a expliqué Mme Awa Nana DABOYA présidente du HCRRUN.

Quant au taux de satisfaction, les statistiques montrent qu’il se situe au plan national à 95,87%, avec une fourchette de quantum symbolique qui va de 420.000f (minimum) à 2.100.000f (maximum).

« L’indemnisation est symbolique, on ne peut jamais remettre les victimes à leur état physique, mais à 95%, les victimes ont accepté tourné la page », a laissé entendre Mme Awa Nana DABOYA présidente du HCRRUN,
Elle poursuit en précisant que
« Ces résultats qui illustrent l’efficacité et l’efficience dont ont fait preuve les acteurs impliqués dans la gestion des fonds, ont été possibles grâce aux uns et autres ».

Les succès et les échecs auxquels le HCRRUN s’est frotté dans l’exécution de ce premier volet, serviront d’enseignements pour les perspectives d’indemnisation avenirs. En effet pour le compte de l’année en cours, le gouvernement a alloué pour le Fonds spécial destiné à l’indemnisation des victimes une enveloppe substantielle de 5 milliards de FCFA.
« Le HCRRUN entend s’investir d’avantage pour répondre aux attentes d’autres victimes. Pour faciliter les opérations en perspective et de faire de ces échéances une réussite, les victimes seront conviées à se faire impérativement établir les cartes d’identité nationales », a conclu la présidente du HCRRUN.

René DOKOU.

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