Interview exclusive de Adolphe Dagan, « promoteur de Dagan foundation ».

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Publié par Woditè DOKOU le 23 juillet 2018.

(IMPARTIAL ACTU) En visite à Lomé, le 10 juillet dernier, le promoteur de la fondation dénommée « Dagan foundation », Adolphe Dagan, a eu un entretien avec la rédaction de votre journal en ligne impartialactu.com. Cet entretien tournait autour de l’historique de la fondation, les activités qu’elle a mené et ses perspectives d’avenir. Voici donc le contenu de cet entretien.

Bonjour monsieur Adolphe Dagan, vous êtes le promoteur de la fondation Dagan foundation, pouvez vous nous parler de l’historique de la fondation ?

Bonjour monsieur le journaliste, et merci pour la question. Je peux dire que Dagan foundation dont je suis le promoteur, a été créée en mai 2012. Mais elle fait suite à l’action Bethesda que j’ai créé en 2007. Avant action Bethesda, c’était les élus de Dieu en 2001. Il faut dire que la fondation Dagan qui est basée aussi bien au Togo qu’aux États-Unis d’Amérique, est l’évolution de toutes mes initiatives pour le développement de la ville de Tado d’où je viens.

Quelle est la véritable raison qui sous-tend la création de cette fondation ?

Merci, (rire) Comme je le dis souvent, j’étais orphelin de père quand j’avais sept ans, et je connaissais déjà ce qu’on appelle la souffrance. Mais l’éducation était très importante pour moi. Après mon CEPD en 1987 ma maman n’avait plus les moyens pour m’inscrire au collège, qui était déjà très loin de Daganhoè où je naquis. Mais grâce à Dieu quelqu’un nous a prêté 1200 CFA, afin que je puisse continuer les études. Au regard des difficultés que j’ai personnellement rencontrées, je me suis dis qu’il vaut le coup d’aider mon peuple, mes frères et sœurs de Tado, en mettant en place cette fondation pour créer des écoles, des forages et mener autres actions sociales pouvant aider, les habitants de Tado.

Et justement parlant des actions sociales, quelles sont les quelques une que votre fondation a déjà mené sur le terrain ?

Mais vous savez j’ai naturellement commencé par mon village (rire), où nous avons construit l’école primaire publique à Daganhoé en 2007, et au même moment, on a créé une autre à Bokohoé. Ces deux localités sont dans la préfecture du moyen-mono. Actuellement on a l’intention de créer des écoles dans beaucoup de villages des autres préfectures également. Mais ce sont les moyens financiers qui nous bloquent pour le moment. Nous soutenons beaucoup via nos actions, les élèves et les étudiants.
En 2011 quand j’étais rentré au village on m’a servi une eau qui n’est pas du tout bonne à boire, c’est par là que j’ai financé la construction d’un puits public qui rend beaucoup service aux populations de Daganhoé. Le 10 juillet 2018 nous étions allés poser la première pierre pour la construction d’un bâtiment de trois classes, une direction et un magasin toujours à Daganhoé.
Nos actions sont également allées jusqu’au nord du Togo, plus précisément à Kantè, où quelqu’un m’a contacté pour m’informer que les populations souffrent énormément de manque d’eau potable. Et j’ai pris leur demande en considération, et on a décidé de leur construire un puits. Lequel puits a été inauguré le 29 juin dernier, en ma présence. On a également creusé un puits à Tchanvé vers Kpalimé. Mais malheureusement, il y a un grand rochet sous le sol qui bloque l’évolution du travail. Pour cela je lance un appel à toutes les bonnes volontés à venir nous aider à trouver une solution.
Nous plantons également des églises pour les assemblées de Dieu, les Pentecôtes et les baptistes. On a jusqu’au jour d’aujourd’hui déjà planté plus de dix églises dans tout le Togo. De manière brève, nous avons mené beaucoup d’activités dont je saurai tout énumérer ici.

Monsieur Adolphe Dagan, quel message avez vous à l’endroit de vos frères et sœurs Adjas de Tado, pour les inciter à vous accompagner pour la réussite de cette mission que vous vous êtes assignée ?

Aujourd’hui beaucoup d’Adjas sont dans la diaspora. Et je profite de votre canal pour les inviter à s’unir quelque soit leurs différences politiques, religieuses et autres, pour penser au développement de notre localité commune. Il faut que chacun réussisse à proscrire de sa mentalité l’esprit de division, afin que nous puissions ensemble construire notre cité. Je les appelle donc à se joindre à nous afin qu’on réfléchisse ensemble pour l’évolution de notre préfecture, qui est à l’heure actuelle très en retard par rapport aux autres du pays. Nous sommes ouverts à tous ceux veulent travailler avec nous.

Monsieur Adolphe, quel est votre mots de fin?

Mon mots de fin c’est vous remercier vous hommes de médias pour le travail que vous faites. Et par la même occasion, je veux rappeler que nous faisons également à Dagan foundation, la promotion culturelle de nos langues, surtout la langue Adja.

Merci monsieur Adolphe et bonne suite.

C’est moi qui vous remercie.

La Rédaction.

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