Me Paul Dodji Apevon demande la nomination d’un nouveau président à la tête de la CENI.

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Publié le 27 septembre 2018.

(IMPARTIAL ACTU)- Si la Coalition des 14 partis de l’opposition, a accepté de travailler dans une CENI consensuelle, elle n’est pas favorable à travailler avec une CENI qui a à sa tête Kodjona Kadanga, jusque là président de l’institution. La C14 n’entend pas travailler avec la CENI si un nouveau président n’est pas nommé.

Le 23 septembre dernier, le comité de suivi des recommandations de la CEDEAO, a pu réunir avec succès les protagonistes de la crise sociopolitique togolaise, sur la question de la recomposition de la CENI. Une proposition actée, lors des travaux de cette rencontre. La recomposition de la CENI se fera comme suit : 8 représentants pour la Coalition des 14 et 8 pour la majorité au pouvoir.

Mais si la C14 a donné son aval pour une CENI consensuelle, elle balais du revers de main l’idée de travailler avec une CENI qui à sa tête Kodjona Kadanga actuel président, de l’institution en charge de l’organisation des élections libres et transparentes. C’est dans cette logique que Me Paul Dodji Apevon, président des Forces démocratiques pour la République (FDR, membre de la Coalition des 14), indique qu’il maintenant temps que les deux parties(pouvoir et opposition) s’asseyent pour élire un bureau pour l’institution.

« Lorsque nos représentants vont à la CENI, ils prennent contact avec les autres représentants désignés par l’autre côté. Il faut qu’ils s’asseyent pour élire leur bureau. On ne peut pas dire aujourd’hui qu’il y a un bureau existant et que les 8 membres vont siéger sans recomposer le bureau, puisque les dispositions du Code dit que si une sensibilité a la présidence, la vice-présidence est donnée à l’autre sensibilité. Ce qui indique nécessairement que le bureau de la CENI doit être recomposé », a indiqué le président des FDR.

Mais à contrario, la C14 suggère que ce poste revienne à une personnalité neutre. Pour Me Apevon, il n’est aucunement pas question d’appeler le peuple à un recensement, si le problème de changement du président de l’institution n’est pas réglé. Il précise de façon ferme qu’il n’est donc pas question d’organiser le recensement sans ce travail préalable, surtout que le Comité de suivi a donné jusqu’au 30 septembre pour l’effectivité de la recomposition de la CENI.

« Lorsque nous sommes dans la CENI, nécessairement nous devons être dans les CELI. On nous a donné jusqu’au 30 septembre pour désigner nos membres. Lorsqu’on les désigne, c’est ensemble qu’on doit régler le problème de notre présence dans les CELI et dans les Comité de Listes et Cartes (CLC). Vous savez que c’est devant ce comité que se déroule le recensement dans nos localités. Si on n’est pas présent, comment on va faire ? Notre présence suffit-elle seulement d’aller entériner ce qui se fait actuellement ? Il y a quelque chose d’incongru dans ce qui est en train de se faire », a souligné Me Dodji Apevon.

« Ce qui va se faire le 1er octobre va être de la mascarade. C’est ce que nous dénonçons. Nous l’avons dit aux ambassadeurs du groupe des 5 pour qu’eux aussi, s’ils veulent aider les Togolais à organiser des élections crédibles, qu’ils arrêtent ce qui est en train de se faire pour qu’on prenne une pause et qu’on recommence à faire quelque chose de correct », a-t-il poursuivit.

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