Ouagadougou tient la baraque malgré les hordes de Djihadistes.

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Publié par Impartial Actu le 03 mars 2018.

Malgré plusieurs tentatives Ougadougou n’est pas tombée. Les hordes de Djihadistes ont été repoussées. Mais ce vendredi 2 mars ne sera pas oublié de sitôt par les Burkinabés.

Pendant une heure, la capitale du pays des hommes intègres a vacillé. L’ordre des pickup a régné dans les rues. Le quartier général de l’armée (qui devait accueillir une réunion sur le G5) a été soufflée par une forte explosion d’une voiture piégée, la Primature et l’ambassade de France ont été criblées de balles.
Certes, les remparts ont tenu bon. Les renforts de l’armée française ont aidé les forces burkinabés à repousser les terroristes. Mais au finish, le bilan est lourd. Quelque 28 personnes dont 8 assaillants y ont perdu la vie.

Au delà de ce lourd tribut humain, cette incursion meurtrie révèle le courage et la capacité de réaction rapide des forces armées burkinabés. Mais aussi, la décomposition avancée de leurs systèmes de renseignement, de la direction du contre-espionnage, du deuxième bureau, de la cellule anti-terroriste, et l’inutilité du dispositif de surveillance du territoire. Et puisqu’il n’y a pas de hasard, il est utile de le rappeler, cette attaque intervient au lendemain même de l’ajournement d’un procès kafkaïen visant les figures fortes de l’ancien régime.

Toute coïncidence écartée, les djihadistes ont pu mobiliser des moyens humains, matériels et militaires pour venir parader au cœur même du Faso alors que l’ancien patron de l’armée, le général Djendéré, aux côtés de l’ancien ministre des affaires étrangères, Djibril Bassolé, faisaient face à des accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans l’interminable après coup d’Etat de septembre 2015.

D’aucuns voient, dans la longueur du réquisitoire et la diabolisation médiatique, les relents d’un procès politique.
Un petit air de macarthurisme qui ne dit pas son nom et qui a le dangereux effet de détourner les yeux et les oreilles de l’Etat des vrais enjeux. A trop mettre les ex-dignitaires du pays sur écoute , l’on oublie que la principale rmenace reste d’ordre terroriste. L’exagération du péril supposé sur l’axe Ougadougou -Abidjan minore fatalement les bruits des pickups et des kalachnikov sur l’axe Kidal-Ougadougou. Pendant que certains démagogues réclament la tête de Guillaume Soro, d’autres trouvent des circonstances atténuantes à Iyad Ag Ghali, un seigneur de guerre qui a eu à fricoter à la fois avec Koulouba et Koyssam avant de retourner casaque

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