Réduction des risques de catastrophes : l’ANPC réactive le réseau de professionnels des médias

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Par René DOKOU, le 06 Octobre 2022

(IMPARTIAL ACTU)- Après Sokodé, Aného, Kpalimé et Dapaong, les journalistes résidents à Lomé ont été à leur tour à l’école de la bonne communication en période des catastrophes naturelles, les 4 et 5 octobre 2022. Initiative de l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), la cession de formation vise à relancer la dynamisation et la formation du réseau de professionnels des médias, dont 50% de femmes, pour la réduction des risques de catastrophes au niveau central et communautaire.

Ils sont plus de 90 professionnels des médias sur l’ensemble du territoire national togolais à participer à cette cession de formation meublée de communications très enrichissantes à même de leur permettre de savoir quel est leur rôle dans la gestion de risque de catastrophes ainsi que le type de communication à faire en temps de crise.
Selon Aimé Ekpé Directeur de la maison de la presse et formateur à cet atelier, le journaliste a un triple rôle dans la gestion d’une crise. Ce rôle doit tenir compte des événements déroulés avant, pendant et après la crise.
Pour lui, avant la survenue d’une crise, le journaliste doit se documenter sur la cartographie des risques au niveau national et local. Il doit aussi faire une sensibilisation sur le guide des rôles et responsabilités des autorités locales et matière de RRC.

Pendant la crise, précise Aimé Ekpé, le journaliste fait face à plusieurs défis. Principalement, il doit éviter de paniquer la population, mais au même moment, il a l’obligation d’informer tout en respectant la déontologie de la vérité.
« Donnez l’information, mais faites en sorte que ça ne choque pas. Vous devez faire le tri et le flux des informations, vu, la gravité et/ou l’ampleur de la crise et la demande d’information de la population » , a-t-il conseillé avant de rappeler que le journaliste doit également jouer un rôle primordial à la fin d’une crise. « Le journaliste doit appuyer le relèvement, la reconstruction et la capitalisation », a-t-il insisté.

La communication institutionnelle à mettre en place en temps de crise a également été au cœur des enseignements de la formation. Ainsi la communication institutionnelle apprend-t-on se gère sur deux fronts : (i) la communication directement utile à la gestion de crise (alerte populations, consignes, communication de coordination des opérations) qui vise à réduire les impacts directs de la crise, (ii) la communication sur les enjeux, qui vise à limiter les polémiques et à protéger la réputation de l’entité ou de la structure en crise.

« Le principal objectif de la communication de crise dans une situation d’urgence est d’une part d’avertir et de rassurer la population et d’autre part, d’informer la population de la situation et de son déroulement, ainsi que les mesures prises par les autorités et des recommandations faites à la population pour que celle-ci puisse remplir son rôle de premier acteur en matière de sécurité », a fait comprendre Nawanti Kombaté, Chef division Système d’informations géographiques et alertes à l’ANPC.

Pour rappel, l’une des missions de l’ANPC consiste à assurer l’information, l’éducation des populations ainsi que la formation des acteurs intervenant dans le domaine de la protection civile. De très près, cette série de formation qui rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet CREWS-Togo est bien en phase avec, les objectifs du Cadre d’action de Sandar (2015-2030) et l’esprit du Plan national de développement (2018-2022).

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