Togo : Avec l’augmentation des dépenses du personnel de l’administration publique, les performances économiques sont un succès.

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Par Impartial Actu le 28 janvier 2020.

(IMPARTIAL ACTU)- « La croissance doit toucher le plus grand nombre », cette phrase est du Chef de l’État Faure Gnassingbé, toujours soucieux et pressé de voir l’économie togolaise toucher le graal. Sous son impulsion, les différents gouvernements qui se sont succédés depuis son accession à la »Marina », ont fait de multiples efforts pour booster des secteurs clés de l’administration à permettre au pays de faire des bonds en avant. Des efforts, qui ont conduit à l’augmentation des dépenses du personnel de l’administration publique, un signe de la bonne santé de l’économie nationale.

Le Togo d’il y a vingt (20) ans n’est plus le même aujourd’hui. Beaucoup de choses ont changé, et même des touristes et dirigeants étrangers qui visitaient le pays, et qui y sont revenus l’ont eux-aussi constaté.

« Au début des années 2000, quand je venais à Lomé en mission, je n’osais pas sortir de l’hôtel à cause de l’état défectueux des routes et surtout de l’insalubrité des ruelles. Aujourd’hui, j’y ai accepté un poste car la ville a radicalement changé de physionomie. »

Cette confidence d’un dirigeant de l’un des nombreux groupes financiers établis dans la capitale est significative de l’évolution récente du pays. « Vu d’où vient le Togo, ses performances économiques sont un succès. C’est un pays en mouvement. Le défi est désormais de rester dans cette dynamique », décrypte sous le couvert de l’anonymat une source diplomatique.

Stabilité économique
L’économie togolaise confirme donc sa bonne tenue du moment. Après avoir pâti des tensions politiques en 2017, elle a retrouvé des couleurs dans le sillage de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND), conçu pour s’étaler sur la période 2018-2022. Le FMI table sur une croissance autour de 5 % cette année, sensiblement égale aux 4,9 % engrangés en 2018.

Pour 2020, ses experts prévoient un taux de 5,3 %, et de 5,4 % l’année suivante. La croissance, freinée par le ralentissement des investissements publics et, surtout, la crise politique, semble donc devoir retrouver toute sa vitalité.

Depuis la signature de l’accord avec le FMI, en 2017, portant sur un programme de prêts de 238 millions de dollars (plus de 223 millions d’euros) remboursables en dix ans, le pays s’est engagé dans un « tunnel de stabilité macroéconomique », pour reprendre l’expression d’un économiste international, et plusieurs indicateurs s’en sont trouvés améliorés. Les finances publiques ont pu être assainies, et l’inflation contenue à moins de 2 %.

Le Togo a ainsi engrangé des points, notamment sur la gestion de sa dette. Le déficit s’est même transformé en excédent, passant de – 4,5 % en 2016 à + 2,5 % en 2018. Dans le même temps, les efforts consentis ces derniers temps par l’exécutif ont permis de ramener le seuil de la dette totale, incluant les sociétés d’État, de 81 % à 74 % du PIB l’an dernier. Pour 2019, il devrait se situer au-dessous des 69 %. Et afin de créer davantage d’espace budgétaire, la dette extérieure sera profilée avec un taux de maturité compris entre 4 % et 5 %. Des progrès qui motivent Lomé à poursuivre dans cette voie.

Inclusion sociale
Dans la foulée du lancement du PND, dont le coût est estimé à 4 622 milliards de F CFA (7 milliards d’euros), apportés aux deux tiers par le secteur privé, Lomé table sur 6,2 % de croissance de son PIB dès cette année.

Si les investissements dans les routes, ainsi que la construction d’un troisième quai portuaire – le tout pour un montant supérieur à 510 millions de dollars –, ont permis de doper la croissance, Lomé prend désormais un nouveau cap : la transformation structurelle de l’économie nationale. Entré dans sa phase de mise en œuvre, le PND doit, selon les experts, obtenir ses premiers résultats tangibles dès cette année.

Il est donc très important de retenir que, l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels dans ces principaux secteurs et dans bien d’autres va se traduire par une hausse de 278% en 2019 des dépenses publiques classée en trois catégories : les dépenses de fonctionnement qui servent à la bonne marche de l’administration publique dans toutes ses composantes ; les dépenses de transfert en nature, principalement la fourniture de services comme l’hospitalisation ou l’enseignement à titre gratuit ou en numéraire ; et les dépenses d’investissement qui sont destinés à la construction ou à la réhabilitation des infrastructures routières ou des bâtiments publics.

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