Togo : Des performances macroéconomiques qui séduisent

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Sani Yaya

Impartial Actu le 16 Juillet 2020.

(IMPARTIAL ACTU)- Les investissements en infrastructures énergétiques et de transport ont fait passer le taux d’investissement de 12 % à 26 % du PIB sur la période 2012–2015, et impulsé une croissance économique estimée à 5,1 % pour 2019. Toutefois ces dépenses ont accru le risque d’insoutenabilité de la dette en portant le taux d’endettement à plus de 80 % du PIB en 2016.

Dans le cadre d’un programme macroéconomique (2017– 2019) visant à baisser le taux d’endettement en deçà de 70 % du PIB en 2020, les dépenses en capital de l’État ont été réduites de plus de 40 %. Malgré cela la croissance est repartie, 4,9 % en 2018 et 5,1 % en 2019, grâce à l’amorce de réformes pour élargir l’espace budgétaire, améliorer le climat des affaires, et soutenir les filières énergétiques, agroindustrielles, logistiques et numériques.

La rigueur budgétaire et la baisse des dépenses en capital ont ramené le déficit budgétaire de 8,3 % du PIB en 2016 à 2,7 % en 2019. Le compte courant s’est amélioré, passant d’un déficit de 9,9 % du PIB en 2016 à 3 % en 2018 à la suite de la baisse de plus de 20 % des importations qui a marqué la fin des grands travaux d’infrastructures.

Le taux de chômage était de 3,4 % en 2015 avec un sous-emploi élevé, à 24,9 %. Le taux de pauvreté est de 53 %, avec un indice de Gini de 0,38, reflétant des inégalités notables. Les dépenses de consommation des 25 % les plus riches sont 2,5 fois plus élevées que celles des 25 % les plus pauvres.

Justin Bayard

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