Togo : l’INSEED fait découvrir le « data journalisme » aux médias.

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Par la Rédaction le 12 Août 2020.

(IMPARTIAL ACTU)- La mauvaise exploitation des résultats statistiques publiés par l’Institut National de la Statistique et des Études Démocratiques (INSEED), par les médias n’est plus à démontrer. Pour relever le défi, l’Institut organise du 10 au 14 août 2020, un séminaire de formation auquel prennent part dix-sept journalistes, à Kpalimé (120 km au nord de Lomé).

Depuis longtemps, la plupart des médias togolais ont souvent rencontré des difficultés à mieux se servir des chiffres publiés par l’INSEED, lors de la rédaction de leurs articles, au sortir des ateliers de disséminations qu’il organise. Voilà pourquoi ce séminaire est organisé à leur endroit pour leur donner l’arsenal techniques devant contribué à leur spécialisation.
Au nombre de ces thématiques qui meublent cette rencontre, on peut citer, le « data journalisme », ou le « journalisme de données ».

Pour réellement valoriser les statistiques, les médias spécialisés ou tous autres médias qui publient des informations de données statistiques, doivent arrêter de lancer des chiffres qui ne disent rien, et prendre le parti de faire du journalisme avec les données.

L’introduction progressive de ce qu’on appelle « les statistiques », dans le style rédactionnel des médias a pris la forme d’une profonde révolution et nécessite une maîtrise dans l’exploitation des données de la part des journalistes.

Selon M. Telou Tchilabalo spécialiste de la Statistique des données démographiques et sociales à l’INSEED, les questionnements méthodologiques sont au cœur de la démarche statistique, et on ne peut pas les exclure au moment de restituer les données.
« Les journalistes doivent savoir à quoi servent les données statistiques ! et comment ils doivent les exploiter!, ceci dans le but de contribuer à atteindre l’objectif des statistiques, qui est celui d’aider les pouvoirs publics à la prise de décisions, ou soit à la planification du développement au niveau micro et macro de tous les secteurs d’activités. Une publication avec des chiffres fiables et désagrégés du journaliste permet à la population de se passer des critiques inutiles vis-à-vis des résultats publiés par l’INSEED », a-t-il précisé.

D’un point de vue éditorial, la data n’a de véritable intérêt que si l’on en prend résolument le parti, celui de mener des analyses appuyées spécifiquement sur l’exploitation des données, quels que soient les sujets, qui peuvent être très divers.

Il ne s’agit pas de livrer une expertise savante, mais d’apporter des éléments de compréhension et de débat, à travers le « data journalisme », qui doit être un journalisme à part entière.

Julien Maréchal.

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