ESA-TOGO, est-elle une école supérieure des Affaires ou une éducation au rabais?

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Publié le 09 octobre 2018.

(IMPARTIAL ACTU)- Le foisonnement des universités privés, ces cinq dernières années au Togo, contribue un temps soit peu à un allègement de l’effectif pléthorique au niveau des deux grandes universités officielles du pays. Ainsi, si certaines de ces dernières donnent une éducation de qualité d’autres forment au rabais. Le cas qui interpelle ici, c’est celui de l’Ecole Supérieur des Affaires (ESA) qui maitrise et réussi une bonne publicité au détriment de la qualité de la formation.

Apparemment, la beauté des locaux de cette école ne reflètent pas sa formation et son organisation. Les étudiants crient chienlit. Un nouveau document contenant une plainte qui circule sur les réseaux sociaux corrobore les multiples plaintes qui arrivent ces derniers temps  à la rédaction de votre journal Impartial Actu.
Les dysfonctionnements, on en note plusieurs.
Beaucoup sont ces étudiants, surtout ceux des cours du soir, qui dénoncent une mauvaise organisation de l’administration. Les horaires des cours sont réduits selon les témoignages. Les cours qui doivent être dispensés sur 30 heures sont revus à 20 heures. Des étudiants prennent des congés extraordinaires. L’année académique 2016-2017 en fait les frais.
Un étudiant en deuxième de diplomatie (2017-2018) sur le site d’Agoè parle des cours qui sont évacués vers la fin de l’année.
« Dans notre faculté, par exemple, vers la fin de l’année, les cours ont été simplement évacués. Vous démarrez un cours aujourd’hui et demain vous pouvez composer » a-t-il décrié tout en donnant l’exemple du module Informatique.
D’autres parlent des erreurs qui figurent sur les relevés de note ces derniers temps.
« On nous colle des notes bizarres ces derniers temps et nous ne prenons notre temps que pour réclamer», relève une autre étudiante.
Les étudiants en cours du soir (responsables, pères et mères de familles), dénoncent le protocole du quitus et le manque d’égard des agents contrôleurs.
« Par exemple tu peux être à jour on t’enregistre dans la machine et la machine est donc à même de confirmer que tu es en règle avec ESA mais si par mégarde tu oublies ta carte d’identité, tu ne rentre pas bien que tu sois en règle dans leur machine. Même si c’est un jour d’examen, tu rentres pour chercher et tu si tu venais de loin tu rate ainsi l’examen » a confié une source avant de poursuivre: «Vous êtes obligés de faire des que comme des bambins avant de vous faire enregistrer lorsque vous payez la scolarité à la fin du mois. Des procédures lentes et compliquées ».
De façon brève voici ce que stipule le document circulant sur les réseaux sociaux
Selon le document, que ce soit à Agoè ou à Super Taco, cette école dont la publicité clame haut et fort sa qualité dans tous les domaines n’« est honnêtement qu’un lieu de désordre orchestré par l’administration elle-même »
Pour ces étudiants les heures des cours  ne répondent pas aux normes. Les volumes de cours des étudiants  sont réduits sans le consentement de ces derniers.
« Il y a un refus catégorique de délivrance des diplômes pour les étudiants en fin de parcours licence sous prétexte qu’ils doivent donner en outre des frais de scolarité un montant de 100 000fcfa ce qui revient pour le parcours licence un total de 495 000 FCFA. Or ils nous avaient dit au départ qu’on aura juste à payer 395 000 FCFA pour toute l’année et pour l’acquisition des diplômes également. Aujourd’hui pour le justificatif ils nous disent que c’est le marketing ils ont fait… Du vol pur … » révèle le document.
Pour ce qui concerne l’année scolaire 2017-2018, le parcours licence L3 qui normalement devait payer que 395 000 FCFA, se retrouve à payer 495 000 FCFA en plus d’autres frais interne que les étudiants n’ont pas compris.
« Nous payons au-delà de 500 000 FCFA à la place de 395 000 FCFA.
Imaginer comment cela fait mal lorsqu’on te dit que tu ne vas pas poursuivre tes études quand tu ne donnes pas les 100 000f parce qu’ils ne vont pas te donner les justificatifs nécessaires pour poursuivre. Avec ces moment difficile et vous annonces subitement cela sans préalablement vous aviser tandis que d’autre attendaient leur diplôme pour aller travailler » ont-ils plaint.

Pour un étudiant victime qui requiert l’anonymat, «on s’est fait avoir par les beaux messages de communication passé autour d’ESA, et nous avons accouru pensant innocemment avoir fait le bon choix. Une fois arrivé c’est l’horreur certifié nous avons assisté ».

Lire le contenu du document circulant sur  les réseaux sociaux.

Approchés et interrogés sur ces dysfonctionnements, les premiers responsables ont démenti à leur manière ces informations et n’ont pas accepté être cité dans nos écrits. En attendant qu’ils ne revoient l’organisation, la rédaction de Africa Top Success reviendra sur d’autres manquements graves au sein de cette école.
De la nécessité pour le ministère de l’Enseignement Supérieur de sauver cette vague de futurs cadres qui sont en perdition.

Nous y reviendrons, très prochainement.

 

La Rédaction

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